Tout se voile,
Tout, se voile dans mon paysage.
Il est fait d’ombres et de lumières.
L’obscurité m’appelle.
Je reste sur le pas de sa porte,
J’ai peur d’y replonger,
Encore
Mais nos sombreurs, pourtant, s’embrasseraient, s’y bien.
Dans ses bras sombres,
Je baisserais un peu les miens,
Fatiguée
Dans ses bras sombres,
Tu, me manquerais,
Encore
Après l’avoir tant aimé ce manque,
Dans ses bras sombres,
Je le laisserais me dévorer,
Certaine, de ne pas te manquer.
Tout se voile,
Tout, se voile
Et,
Je plonge.
Poème N°11

Tirage N°11
Tout se voile
Mélina Cointe Da Silva